« Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais » Oscar Wilde

lundi 17 mars 2014

Nouvelle-Zélande, sur les traces de Frodon et Sam


L’île Nord

Après un très très long vol, heureusement dans un avion hyper luxueux avec choix de plats et vins, 10h de décalage horaire et un jour de notre vie perdu dans les limbes des fuseaux horaires (partis le 02/02 et arrivés le 04/04 en ayant volés moins de 24h… cherchez l’erreur), nous voici à Auckland à 8h00. Une heure de shuttle pour rejoindre notre chambre (cette fois dans un hôtel pour mieux récupérer), une bonne douche et en route pour visiter la ville.
Des hauts gratte-ciels, de larges avenues, quelques grands parcs, la fameuse Sky Tower, un port de plaisance, ça nous change fortement des Moais !! Petit arrêt Fish and Chips pour dîner dans le port. Ensuite, le décalage horaire nous mine, on repasse à l’hôtel et on tombe comme des mouches. Fin de journée, on va voir le coucher de soleil dans un parc, les couleurs sont vraiment belles. Chose curieuse, les rues de la ville sont maintenant désertes et il fait super calme ; les néo-zélandais filent dans les pubs et restos après leurs boulots pour se détendre.
Copie conforme de Toronto, il semble vraiment faire bon vivre à Auckland, dommage qu’on n’ait pas eu plus de temps pour l’approfondir. Le lendemain, petit déjeuner buffet gargantuesque (fruits, céréales, yogourts, pain, pancakes,…) où on a même testé la Végémite (yeurk, voir section défi à venir). Retour ensuite dans le zoning de l’aéroport pour prendre possession de notre Campervan. Oui, nous allons passer 18 jours à traverser l’île en mode camping-car, encore une nouvelle expérience. A notre arrivée, le Campervan n’est pas encore prêt, qu’à cela ne tienne, la patronne nous prête sa voiture pour qu’on ait faire nos courses au supermarché.  Me voici donc au volant d’une grosse berline automatique, conduite à gauche, commandes au volant inversée, en plein zoning industriel avec que des ronds-points, non non pas stressant du tout ! Nous faisons le plein de fruits et légumes, chips et vin, nutella (enfin !), pain et agneau…bref on retrouve les produits européens pour affronter cette longue traversée. Le campervan est assez cosy et Malou arrangera notre confort intérieur d’une main de maître.
GPS branché, nous voici partis, les mains crispées sur le volant et la concentration doublée, vers la baie de Coromandel. La route est toute étroite et bien sinueuse, rien de mieux pour bien prendre en main la conduite du Campervan à gauche. Les vues sont splendides, la roche volcanique bordée par la mer et les collines verdoyantes. Nous arrivons à notre premier campsite perdu dans une baie magnifique où nous assistons à notre premier coucher de soleil néo-zélandais en dégustant un succulent agneau.
Le lendemain matin, panique, notre batterie auxiliaire (qui permet de faire tourner notamment le frigo) est à plat malgré le fait que nous soyons branchés sur un power site. On vous passe les détails, mais nos voisins et le patron du camping se mobilisent et après de longues recherches, l’adaptateur de la batterie était mal pluggé. Nous sommes déjà étonnés par la sympathie des locaux. Nous nous promenons aux alentours pour découvrir les plus vieux arbres de l’île, nos premières fougères arborescentes et une nouvelle baie. Nous reprenons ensuite la route direction Cathedrale Cove. Une région où ont été pris de nombreux décors de Narnia. Les plages sont sublimes et plusieurs monolithes se dressent dans la mer, décor atypique.
Une balade d’1h nous conduit à l’arcade la plus prisée et comme la marée est basse nous pouvons même la traverser. Seul bémol, le temps est assez couvert. Nous poursuivons ensuite notre route vers notre deuxième campsite que nous dénichons au pif. Celui-ci est complet mais encore une fois les proprio ont le cœur sur la main et nous tirent une rallonge d’un abri de jardin afin qu’on puisse s’installer et recharger pleinement notre batterie. Les campsites sont assez bien équipés et la vie en campervan nous plait déjà. Le lendemain, le temps empire, c’est la drache nationale et il fait très frais.
7h de route sous une pluie continue, les paysages restent beaux, nous faisons une halte pour dîner au Mont Maunganui, mais les nuages gâchent un peu la vue. Le soir, nous tentons notre premier « Free campsite » isolé au bord d’un petit lac. Endroit charmant, cuisine dans le campervan, soirée relax sur notre table extérieur, elle est pas belle la vie des Happy Camper ?! Le lendemain, il fait toujours bien gris mais la pluie a cessé. Direction les sources géothermales de Wai-O-Tapu. Une fois parqués, une bonne odeur de soufre nous envahit les narines, nous sommes au bon endroit ! Dans ce parc géothermal, l’activité volcanique est encore bien
présente et donne lieu à de nombreuses fumeroles, des piscines fumantes, des mares de boues bouillonnantes et des lacs aux couleurs des années 80 : jaune et vert fluo (sulphates), bleu cristallin (chlorures), orange (arsenic) et gris (carbone). Beaucoup de spots portent des noms associés au diable tels que le cratère de l’enfer, les pots d’encre du diable…et la chaleur s’en dégageant peut avoisiner les 80°C. Sur la route, nous nous arrêtons également pour admirer les chutes de Huka, certes bien moins impressionnantes qu’Iguazu mais leurs eaux bleues transparentes leur confèrent un tout autre charme. Nous terminons la journée en longeant le lac Taupo, immensément grand et éclairé enfin par un grand soleil offrant quelques beaux clichés.
Nous passons vite fait au centre du tourisme afin de réserver notre bus et notre campsite au pied du Parc Tongariro pour faire la plus belle randonnée de Nouvelle-Zélande selon le Lonely Planet. Le lendemain matin, levés 6h du mat, le soleil est au rdv, nous conduisons le cœur léger vers notre point de rdv. Le Tongariro Alpine Crossing est une randonnée de 19km hyper prisée des touristes car elle traverse le fameux Mordor et permet d’escalader le Mont Doom (pour les incultes, regarder d’urgence le Seigneur des Anneaux).
Comme prévenu, beaucoup de monde emprunte le même chemin et les sentiers sont fort aménagés (ca nous change de nos treks sud-américains). Dès les premiers kms, les paysages sont à couper le souffle : des vastes collines verdoyantes coiffées par des nuages à perdre de vue. Bien vite, la verdure laisse place à la désolation du Mordor : les roches volcaniques ne laissent aucune chance aux graines de pousser et on s’imagine que les Orques vont sortir du sol. L’ascension continue et l’œil de Sauron va nous infliger la punition ultime pour avoir oser piétiner son territoire : un nuage immense chargé de bruine est accroché aux sommets et nous sommes alors plongés dans l’enfer de la grisaille.
Le vent se déchaîne, la pluie nous fouette et on ne voit rien à 10m. Autant vous dire que les vues imprenables sur les différents volcans et leurs lacs émeraude sont bel et bien restées imprenables. Heureusement, on nous avait prévenu de prévoir de tels changements climatiques et nous étions équipés : ça fait bizarre de commencer en short/T-shirt et finir en Gore-Tex et Icebreaker. Bref, nous n’aurons aucune photo de cet endroit mythique. Nous prenons donc notre mal en patience pour traverser les sommets, et lorsque nous redescendons, la frustration est encore plus grande car le soleil est de nouveau présent sur l’autre vallée. Cela nous offre quelques belles vues de consolation sur les lacs et les plaines aux alentours.
Nous avons bouclé la distance en 5h30 mais sache que nous reviendrons Soron !! Godferdom !!! Mais comme nous restons des Happy Camper, nous prenons notre dîner en bordure de lac avec le sourire et de nouveau en tenue légère. Nous faisons encore un bout de chemin jusqu’à notre dernier campsite de l’île Nord à Foxton Beach où nous rencontrons plein de retraités néo-zélandais encore bien sympathiques. Le lendemain, nous roulons jusqu’à Wellington où nous prenons le ferry pour rejoindre l’île Sud. La traversée est houleuse et pas mal de gens sont malades, mais cette fois je me concentre sur l’écriture du blog et mon estomac ne me joue pas de mauvais tour.
Nous montons sur le pont afin de profiter de la côte et de l’arrivée sur Picton. Picton est une petite ville portuaire où il n’y a franchement rien à faire mais nous y retrouvons avec grand plaisir Frank et Susanne, le couple de danois avec qui nous avions partagé l’aventure Galapagos. Nous passons une toute bonne soirée dans un restaurant indien à partager nos anecdotes de voyage, de vie et surtout du bon vin. Nous nous quittons le cœur un peu serré et nous rejoignons un nouveau free campsite en bord de route juste pour piquer un long somme avant de découvrir l’île Sud.

Oli (sur la terrasse de sa chambre en bordure de rizière - Harau Valley 14/03/14).

Auckland








Coromandel Bay & Cathedral Cove
 

 

 


Wai-O-Tapu & Taupo Lake
 

 

 

 

 

Tongariro Alpine Crossing
 

 

 



Picton
 

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