Avant
de partir pour Banos, nous décidons d’aller à Saquisili afin de découvrir un
marché couleur locale. Couleur locale est vraiment le mot car nul n’oserait
afficher de telles étales chez nous. La plupart des fruits et légumes sont à
même le sol, les poissons ne sont pas sur glace (juste aspergés d’eau de temps en
temps pour faire fuir les mouches), la viande (dont des pattes de coq) à l’air
libre.
On est arrivés trop tard pour le marché au bétail mais on a quand même
eu un bel aperçu sur la place dédiée aux petits animaux avec la vente d’énormes
lapins, de cochons d’inde (spécialité équatorienne qui se mange grillée sur une
brochette), de canards, de poules, de poussins, de dindons, de chats, de
chiens…la batte mais en plus « freestyle » vu le très peu d’espace
dont les animaux disposent.Sur place, bon nombre d’odeurs se mélangent car les femmes Quechas cuisinent (enfin font frire) différents produits locaux.
Revenus
de Saquisili, nous empruntons un bus pendant 2h30 direction Banos. Au vu du
très léger coût de notre guesthouse (16$ pour 2 avec petit déj), nous décidons de nous poser 4 jours. Banos est une petite
ville (fort touristique) où on se sent bien (pas de pauvreté apparente) qui est
complétement encaissée au fin fond d’une vallée (1800 m d’altitude) surplombée
par le volcan Turunghua (5800m) toujours en activité.
On entendra plusieurs
fois au cours de notre séjour des tonnerres provenant du volcan et d’épais
dégagements de fumée noire entrelacée avec les cumulus blancs. Le premier jour, nous partons pour un trail
panoramique surplombant toute la vallée. Nous partons sur le coup de midi, la
première ascension est très chaude mais récompensée par un très beau premier
point de vue à Bellavista. Nous continuons à monter et nous pestons contre la
signalisation du trail quasi inexistante ; nous persistons quand même et
magnifique surprise, nous aboutissons au Mirador du volcan, la Casa del Arbol.
Un endroit paradisiaque que nous avions vu dans l’émission « Faut pas Rêver »… et dont on avait rêvé. Le volcan restera hélas camouflé dans son grand manteau blanc mais la vue sur les vallées nous satisfait amplement. Nous redescendons vers Banos via l’autre flanc nous menant au Mirador de la Vierge et nous offrant cette fois la vue du sommet du volcan. Après ces 5h de rando, nous décidons d’enfin nous octroyer un day off le lendemain qui sera consacré à flâner dans la ville, à se faire à dîner (mmmh des pâtes et des légumes non frits), et à se promener le long de la vallée faisant face à Banos. Le soir nous nous postons à un endroit stratégique pour apercevoir des jets de lave au sommet du volcan mais Mr Turunghua est d’humeur paisible ; on aura tout de même bénéficié d’une belle vue de la ville by night. Le dernier jour, nous partons à l’ascension du Turunghua malgré un temps assez couvert. Les chemins grimpent terriblement et le volcan est toujours couvert. Après 1000m de dénivelé ascendant, on croise un paysan, qui, non peut fier de nous montrer sa récolte du jour, nous félicite de notre chemin parcouru et nous indique qu’il nous faudra encore 3h afin d’atteindre le refuge situé encore 1000m plus haut.
Ne suivant que notre raison, on abandonne cet objectif et on flâne sur les hauteurs de la vallée. Au total, ca fera 6h de rando et 2000m de dénivelé… en vous remerciant. A cette période, les locaux de Banos fêtent la vierge ; le soir nous assisterons à quelques festivités dont un petit concert d’un orchestre latino-américain. Mais on vous rassure tout de suite, les équatoriens ne fêtent pas aussi bien la Vierge que les Liégeois ;-)
Demain,
retour vers Quito pour passer une nuit avant de prendre l’avion pour les îles
Galapagos.
Oli
(sur le pont supérieur du Millenium en plein milieu de l’océan entourant les
Galapagos).

















Sauvons les cochons dindes et les lapins!
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