« Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais » Oscar Wilde

dimanche 26 janvier 2014

Iguazu et Buenos Aires


Iguazu et ses chutes d’eau vertigineuses

Après nos premières 24h de bus (qui sont passées étonnamment relativement vite grâce à l’ipod et le kindle), nous débarquons (pas frais du tout) à Puerto Iguazu, point d’ancrage pour visiter les chutes. Premier constat : la chaleur est suffocante et il fait très humide, le pire climat à mes yeux pour l’être humain (pour Malou c’est le froid). Nous trouvons une auberge et allons nous renseigner sur les circuits à faire car les chutes se trouvant à la frontière entre le Brésil et l’Argentine, nous pouvons les visiter des deux côtés.
Le lendemain, comme conseillé par tous les backpackers, nous commençons la visite des chutes par le côté brésilien. Nous prenons donc un bus fin de matinée, nous estampillons notre passeport aux couleurs du Brésil pour quelques heures et nous voilà à l’entrée du Parc Iguazu. Achat du ticket d’entrée, puis nous remontons la forêt en minibus jusqu’au point le plus loin du circuit. Deuxième constat : c’est blindé de monde, vacances des argentins et brésiliens obligent. Nous essuyons une première drache tropicale de 5 min puis nous partons enfin à pieds à la rencontre des chutes. Le côté brésilien permet d’avoir une vue d’ensemble du site et est donc plus panoramique… On peut même apercevoir les autres touristes sur la rive argentine. Bon, les chutes en elles-mêmes, que dire à part que le spectacle est évidemment grandiose, la puissance du courant et des chutes est vraiment impressionnante.
Je m’attendais cependant à voir des chutes beaucoup plus hautes. On serpente sur des chemins balisés afin d’atteindre différents points de vue sur les nombreuses cascades (on peut en dénombrer jusqu’à 300 différentes), et notamment un magnifique en contrebas de la « Garganta del Diablo » (gorge du diable version brésilienne) qui permet d’apprécier le volume d’eau qui tombe (et qui forcément éclabousse autrement que la Radja River). Comme nous ne faisons rien comme tout le monde, on descend le circuit (du point 3 au point 1) et on est ainsi bien moins pris dans le flux touristique. Le soleil fait son apparition de temps en temps nous offrant ainsi une lumière plus paradisiaque. En chemin, nous rencontrons même un singe qui parade rien que pour nous.
Après 2-3 heures de balade le long des cascades, nous arrivons déjà au bout du Parc, reprise du bus, nouveau tampon argentin dans le passeport. De retour à Puerto Iguazu, nous flânons aux alentours de la ville et du Rio pour arriver à l’intersection  Brésil/Argentine/Paraguay. Le lendemain, on se lève plus tôt pour nous rendre sur le site argentin (plus long à parcourir).
Troisième constat : beaucoup moins de monde, la bonne surprise du jour. Plusieurs options de parcours s’offrent à nous et nous commençons par le circuit inférieur qui permet d’observer les cascades en contrebas. Ici, on se rend mieux compte encore de la quantité d’eau qui se déverse et on se fait mouiller comme des gamins pour prendre des photos. Avant d’entamer le circuit supérieur, nous nous abritons sous les ponchos pour laisser passer une nouvelle drache tropicale de 30’ cette fois. On redémarre pour admirer les chutes d’en haut, tout aussi impressionnant et magnifique car on surplombe tout le site à chaque arrêt. Le clou du spectacle s’offre alors à nous : la Garganta del Diablo (version argentine). Une chute d’une force tonitruante, bouillonnante d’écumes qui nous empêchent de voir le fond et qui nous remontent en pleine figure. Devant de tels spectacles, on se dit encore que nous sommes bien peu de choses devant Dame Nature ! Après 6h passées sur le site, nous rentrons car c’est le 31 tout de même.
Rien de spécial ne s’organise dans le village. Nous nous faisons donc un petit apéro/toasts/vin en tête à tête à l’auberge, puis nous dénichons une table vers 22h dans le resto d’en face, afin de dévorer une énorme pièce de viande en attendant le décompte. Tout le monde fait « Salud » à minuit mais sans plus d’effusions. Réveillon tranquille donc. Le lendemain, nous partons vers la capitale Buenos Aires à 17h et nous passons donc notre premier de l’an à flâner dans la piscine (y a pire me direz-vous !)



Buenos Aires et son charme européen.

Après 19h de bus, nous arrivons donc début d’aprèm dans la capitale argentine. Nous logeons à San Telmo, le vieux quartier de BA. La chambre n’est pas encore prête, qu’à cela ne tienne, nous avons faim et on nous conseille une parilla (resto de viandes grillées) familiale 2 blocs plus hauts. Oh my god, nous dégustons LA meilleure escalope de veau pannée à la Napolitaine du Monde, et de plus elle est gigantesque !! Nous faisons ensuite quelques courses dans le quartier, très antique avec pleins de petits magasins pour chiner et des petites places où prendre un verre tranquillement à l’ombre. 
Notre gros avantage est qu’à cette période de l’année, les argentins en vacances fuient la capitale et se rendent à la plage, nous laissant ainsi une ville paisible où il est très agréable de se promener. Le lendemain, nous nous rendons au « Free Walking Tour » de la ville organisé par une guide locale. On apprend beaucoup sur la culture argentine, sur leur politique mais aussi sur leurs derniers épisodes plus sombres càd la dictature.  Ce régime s’est terminé seulement dans les années 80 (ma génération en gros), les militaires enlevaient parents (pour les tuer) et enfants (pour les donner à d’autres familles). Aujourd’hui, des grand-mères (Madres de la Plaza de Mayo) sont à la recherche de leurs petits enfants et depuis le 30 avril 1977, on peut les voir tous les jeudis faire des rondes sur la place Centrale dans l’espoir de les retrouver (400 enfants enlevés (âgés de aujourd’hui de 40 ans) ne sont toujours pas identifiés).
BA a un air de Barcelone, de hauts bâtiments avec de jolis balcons ornent les rues principales. Nous apercevons également le palais présidentiel, de couleur rose, et rendu célèbre par le film « Evita Perone » avec Madonna chantant « Don’t cry for me Argentina » sur le balcon. D’ailleurs, beaucoup trop de touristes pensent du coup qu’Evita était une chanteuse alors qu’elle était la femme d’un président argentin ayant milité pour l’obtention du droit de vote des femmes. Maradona, le seul Dieu pour les argentins, y a fait un petit tour aussi en brandissant la coupe du monde de football... Bref, assez parlé d’Histoire. Nous continuons de découvrir la ville par nous-mêmes et les ruelles sont vraiment charmantes. Nous arrivons au Parc Naturel (genre de Central Park) véritable poumon de la ville où il fait bon se retirer de l’agitation du Centre.
On nous a conseillé de goûter le « Bodilla de Cerdero » dans une roulotte… Un régal également : une pièce de porc grillée avec du citron, fourrée dans un pain et puis on nous laisse le choix entre une quantité de salades et sauces variées à volonté !!  Le lendemain, nous attaquons la visite (toujours à pied) de 2 autres quartiers : Retiro (renfermant un cimetière genre Père Lachaise, où on peut trouver notamment la tombe d’Evita, bien cachée au détour d’une allée, mais aussi de nombreux parcs et places) et Palermo (quartier plus chicos mais tout aussi agréable).
Après 10 bon km de marches, on se dit qu’on va reprendre le métro pour rentrer à l’hôtel mais pas de bol la ligne est fermée aujourd’hui et demain pour travaux… di dju… Et les bus ne peuvent être payés qu’en pièces (pas de billets, alors que l’Argentine tombe à court de monnaie, allez comprendre hein) et on n’a évidemment pas assez sur nous. Bon, retour à pied à l’hôtel alors. Une bonne douche, on se fait beau et belle car ce soir on fête (enfin Malou m’invite) nos 5 ans ensemble un peu à l’avance dans un concept inédit de « resto fermé » : 1 maison, 2 hôtes, 8 convives, 1 cuisine locale !! Nous passons la meilleure soirée depuis que nous avons quitté la Belgique : les gens sont hyper sympas (Angleterre, USA, Inde et Belgique sont les nationalités du jour), les plats (trop) copieux (avec une délicieuse salade pommes/avocats, ça faisait un bail ; des intestins de boeuf marinés au citron grillés et des boudins noirs à tomber ; un bife de chorizo, la partie la plus savoureuse du bœuf, tendre à souhait accompagné de légumes grillés et pour finir, deux desserts… merci l’Argentine !!), le vin et le champagne coulent à flot… Nous finirons la soirée sur le toit de la maison à échanger nos cultures et à essayer de battre le Chef au Babyfoot. Heureusement, un taxi nous ramène à l’hôtel J Bref, si vous êtes de passage à BA, réservez à l’Adentro Dinner Club !! Le lendemain, c’est le célèbre marché d’antiquités à San Telmo qui s’étend sur des kilomètres… parfait pour récupérer de notre soirée. Les animations et les échoppes sont pleines de couleurs, les gens de bonne humeur.
Pour notre dernière soirée à BA, nous avons rendez-vous au Café Tortino (le plus vieux de la ville, 150 ans) pour un show de tango d’1h30. Dès les premières notes de piano, flûte, contrebasse et accordéon, le charme opère. De plus, le couple de danseurs est impressionnant de dextérité et de souplesse, et la sensualité se dégageant de leur jeu de scène est prenante ! Le lendemain, avant de reprendre notre bus, nous avons juste le temps d’aller visiter « El Caminito », un vieux quartier (enfin 2-3 ruelles) de pêcheurs aux couleurs chatoyantes.
En résumé, cette ville a énormément à offrir tant au plan culturel que culinaire, mais nous avons eu la forte chance de la découvrir sous ses jours les plus paisibles et ensoleillés! En route maintenant pour la Patagonie, ça s’annonce encore plein de nouvelles aventures !!


Oli (en route vers Punta Arenas et la Terre de Feu – 23/01/2014).



Chutes d'Igazu côté brésilien:
 

 

Chutes d'Igazu côté argentin:
 

 

 



Buenos Aires:
 

 

 

 

 

 

 

 






2 commentaires:

  1. Waaaaaaaaaaouuuuuuh!
    j'adore vos photos superbement colorées! Ca nous met de la bonne humeur dans nos journées belges!
    Encore !!!!Encore !!!!Encore !!!!Encore !!!!Encore !!!!Encore !!!!

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    1. "Le blog d'Oli et Malou au petit dèj, y a que ça de vrai pour bien démarrer la journée" Haha!! :-D

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